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La retraite de l'assistante maternelle : ce qui se joue chaque année

Un trimestre ne s'achète pas avec du temps passé, mais avec du salaire déclaré. C'est la règle que beaucoup découvrent trop tard, quand le relevé de carrière montre des années à deux ou trois trimestres au lieu de quatre.

Publié le 26 septembre 2026 3 min de lecture
Un trimestre ne s'achète pas avec du temps passé, mais avec du salaire déclaré

Un trimestre s'achète avec du salaire, pas avec du temps

C'est le point qui surprend le plus. Travailler toute l'année ne garantit pas quatre trimestres. Ce qui compte, c'est le salaire brut déclaré : il faut l'équivalent de 150 fois le SMIC horaire dans l'année pour valider un trimestre. Quatre trimestres, le maximum annuel, demandent donc 600 fois le SMIC horaire.

Une assistante maternelle qui n'accueille qu'un enfant à temps partiel, ou qui a connu une longue période sans contrat, peut donc valider deux ou trois trimestres pour une année entière de travail. Et un trimestre perdu ne se rattrape pas l'année suivante : le compteur repart à zéro au 1er janvier.

Deux retraites, pas une

L'assistante maternelle relève du régime général pour sa retraite de base, comme n'importe quelle salariée du privé. C'est la CARSAT — la CNAV en Île-de-France — qui la gère, et c'est là que les trimestres se comptent.

La retraite complémentaire, elle, passe par l'IRCEM, le groupe de protection sociale des emplois de la famille, rattaché à l'Agirc-Arrco. Le principe est différent : chaque euro cotisé se transforme en points, dont la valeur est fixée chaque année. Il n'y a pas de seuil à atteindre — le moindre euro cotisé compte.

Autrement dit : une année faible fait perdre des trimestres au régime de base, mais elle rapporte quand même des points de complémentaire. Les deux systèmes ne se comportent pas pareil face à un temps partiel.

Les 25 meilleures années, et pourquoi elles pèsent lourd

Le montant de la retraite de base repose sur la moyenne des 25 meilleures années de revenus. Les années faibles ne sont donc pas retenues, sauf si la carrière en compte moins de 25 au total — auquel cas tout est pris, y compris les années à quelques centaines d'euros.

C'est la raison pour laquelle une carrière courte dans le métier, entamée tard après une reconversion, se calcule moins favorablement qu'on ne l'imagine : il n'y a pas assez de bonnes années pour écarter les mauvaises.

Le geste à faire dès maintenant

Consulter son relevé de carrière sur le site de l'Assurance retraite, et le lire ligne par ligne. Les oublis sont fréquents dans ce métier : un employeur qui n'a pas déclaré, une année de début d'activité manquante, un changement de nom mal répercuté.

Questions fréquentes

Combien faut-il gagner pour valider quatre trimestres dans l'année ?

L'équivalent de 600 fois le SMIC horaire en salaire brut sur l'année civile, tous employeurs confondus — soit 150 fois le SMIC horaire par trimestre. Le maximum reste de quatre trimestres par an, même si le salaire dépasse largement ce seuil.

Travailler toute l'année garantit-il quatre trimestres ?

Non. C'est le salaire déclaré qui compte, pas la durée travaillée. Une assistante maternelle qui n'accueille qu'un enfant à temps partiel peut travailler douze mois et ne valider que deux ou trois trimestres.

Qui gère la retraite complémentaire des assistantes maternelles ?

L'IRCEM, groupe de protection sociale des emplois de la famille, rattaché à l'Agirc-Arrco. Elle fonctionne par points : chaque euro cotisé se convertit en points, sans seuil minimum à atteindre.

Une année faible est-elle définitivement perdue ?

Pour les trimestres du régime de base, elle est perdue : le compteur repart à zéro chaque 1er janvier. Pour la complémentaire IRCEM, non : les cotisations de cette année-là ont quand même produit des points.

Sources officielles

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