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Rupture conventionnelle : elle n'existe pas pour l'assistante maternelle

Se quitter d'un commun accord, avec une indemnité négociée et des droits au chômage : la formule est courante ailleurs. Pour une assistante maternelle employée par un particulier, elle n'est pas possible. Il reste deux voies, et chacune a ses conséquences.

Publié le 25 octobre 2026 2 min de lecture
Couverture TiMat : la rupture conventionnelle n'est pas possible, il reste le retrait de l'enfant ou la démission

Ce que dit le texte

Le Code du travail numérique, service officiel du ministère du Travail, le dit en une phrase pour la convention collective des particuliers employeurs : pour l'assistant maternel, le recours à la rupture conventionnelle n'est pas possible. Le statut de l'assistante maternelle relève d'abord du code de l'action sociale et des familles, qui ne lui rend applicable qu'une partie du code du travail.

Les deux voies qui existent

Quand c'est le parent employeur qui met fin au contrat, on parle de retrait de l'enfant. Il notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, quel qu'en soit le motif, qui ne peut être ni discriminatoire ni illicite.

Quand c'est l'assistante maternelle qui part, c'est une démission, notifiée par écrit elle aussi. Sa procédure est détaillée dans notre article sur la démission de l'assistante maternelle.

Un préavis s'applique en dehors de la période d'essai. Pour un retrait de l'enfant : 8 jours calendaires avant 3 mois d'accueil, 15 jours de 3 mois à moins d'un an, un mois au-delà. Pour une démission, les mêmes durées, sauf avant 3 mois d'ancienneté : l'assistante maternelle n'a alors aucun préavis à respecter (article L423-26 du code de l'action sociale et des familles).

Ce qui change selon la voie

Le retrait de l'enfant ouvre droit, après au moins 9 mois d'accueil, à l'indemnité de rupture : 1/80e du total des salaires bruts perçus pendant le contrat, sauf faute grave. La démission n'y donne pas droit. Le détail des sommes dues est dans notre article sur la fin de contrat.

Côté chômage, la perte d'un contrat par retrait de l'enfant est une perte d'emploi subie ; une démission est un départ volontaire, qui n'ouvre en principe pas de droits. Voir notre article sur le chômage après une fin de contrat.

Ce que vous faites

  1. Identifiez qui prend la décision : c'est elle qui détermine la voie, le préavis et les sommes dues.
  2. Notifiez par écrit, en recommandé ou en main propre contre décharge, et gardez la preuve de la date.
  3. Si c'est le parent qui retire l'enfant après au moins 9 mois d'accueil, calculez l'indemnité de rupture sur le cumul des salaires bruts de tout le contrat.

Questions fréquentes

Peut-on faire une rupture conventionnelle avec son assistante maternelle ?

Non. Le Code du travail numérique indique que le recours à la rupture conventionnelle n'est pas possible pour l'assistant maternel employé par un particulier.

Comment se séparer d'un commun accord, alors ?

Il n'existe pas de procédure d'accord. Si le parent met fin au contrat, c'est un retrait de l'enfant ; si l'assistante maternelle part, c'est une démission. Rien n'empêche de discuter de la date de fin, mais la voie juridique reste l'une des deux.

L'indemnité de rupture est-elle due en cas de démission ?

Non. Elle n'est due qu'en cas de retrait de l'enfant par le parent employeur, après au moins 9 mois d'accueil, sauf faute grave.

Sources officielles

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