1. L'agrément
Demandez à voir l'attestation. Elle indique le nombre d'enfants et parfois des conditions d'âge, et elle a une date de validité. Ce n'est pas de la méfiance : une professionnelle sérieuse la sort d'elle-même, et beaucoup s'étonnent qu'on ne la demande jamais.
Demandez aussi combien d'enfants seront présents en même temps que le vôtre, et à quels moments de la journée. Une assistante maternelle agréée pour quatre enfants n'en accueille pas forcément quatre : ce sont les chevauchements d'horaires qui comptent.
2. Le tarif, mais en entier
Le taux horaire ne dit pas ce que vous paierez. Trois autres lignes s'y ajoutent : l'indemnité d'entretien, due par journée d'accueil, l'indemnité de repas si elle fournit les déjeuners, et les éventuelles indemnités kilométriques. Demandez un montant mensuel complet, pas un taux horaire. Notre article sur le coût réel détaille l'empilement.
3. Année complète ou incomplète
C'est le choix qui structure tout le contrat. En année complète, l'enfant est accueilli 47 semaines et vous payez le même montant chaque mois, absences comprises. En année incomplète, vous déclarez à l'avance les semaines où l'enfant ne viendra pas, et elles sortent du calcul. Le mécanisme est détaillé dans notre guide de la mensualisation.
Posez la question franchement : combien de semaines de congés prenez-vous, et à quelles dates ? Si vos vacances et les siennes ne coïncident pas, il faudra une solution de repli chaque été. Mieux vaut le savoir avant.
4. Les absences et les imprévus
Trois situations arrivent à tout le monde, et il vaut mieux savoir à l'avance ce qu'elle en fait : votre enfant est malade, elle est malade, ou vous êtes en retard le soir.
Sur le dernier point, sachez que les dépassements d'horaires sont du temps de travail : ils se paient. Une professionnelle qui vous le dit dès le premier rendez-vous n'est pas rigide, elle est claire — et c'est exactement ce que vous voulez.
5. Le quotidien, chez elle
Visitez la pièce où votre enfant dormira et celle où il jouera. Demandez comment se passe la sieste, ce qu'elle fait quand un enfant pleure longtemps, si elle sort, et avec quel mode de transport. Les règles du couchage sécurisé sont un bon révélateur : une professionnelle à jour vous parlera d'emblée du couchage sur le dos et de la gigoteuse.
Demandez enfin si elle accepte d'administrer des médicaments. Elle en a le droit sous conditions, mais elle a aussi le droit de refuser : autant le savoir avant le premier épisode de fièvre.
Avant de signer
Le contrat de travail est écrit et signé avant le premier jour d'accueil, jamais après. Il fixe l'horaire, le taux horaire, le salaire mensualisé, les semaines d'accueil, les congés et les indemnités. Lisez-le entièrement : c'est vous l'employeur, et c'est vous qui répondrez de ce qui y figure.
Prenez le temps de la relecture. Une professionnelle qui vous presse de signer le soir même vous dit quelque chose sur la suite.
