TiMat
Contrat et paie

Le contrat de travail : ce qu'il doit obligatoirement contenir

Presque tous les désaccords entre un parent employeur et une assistante maternelle se règlent en relisant le contrat — ou naissent de ce qui n'y a pas été écrit. Voici ce qu'il doit contenir, et les clauses qui évitent les conflits.

Publié le 4 septembre 2026 3 min de lecture
Une période d'essai qui n'est pas écrite au contrat n'existe pas

Un contrat écrit, pas un accord de principe

Le contrat de travail d'une assistante maternelle s'écrit. Ce n'est pas une formalité administrative de plus : c'est le document qui tranche, par avance, toutes les questions qui se poseront ensuite. Le montant du salaire, les jours d'accueil, les fériés travaillés, la durée de l'essai, les modalités d'absence — rien de tout cela ne se déduit d'un usage ou d'une conversation.

La liste des mentions qui doivent y figurer n'est pas laissée à l'appréciation des parties. Elle est fixée par l'article D. 423-5 du code de l'action sociale et des familles, et complétée par la convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile.

Ce que le contrat doit contenir

Les clauses qui évitent les conflits

Le choix entre année complète et année incomplète est la décision la plus structurante du contrat : elle détermine toute la mensualisation, et donc le salaire versé chaque mois pendant des années. Une erreur à cet endroit se paie longtemps.

Viennent ensuite trois points qui reviennent systématiquement en cas de désaccord. Les jours fériés travaillés, qu'il faut nommer un par un plutôt que d'écrire « selon les besoins ». Les dates de congés et qui les fixe. Et le délai de prévenance en cas d'absence de l'enfant.

La période d'essai mérite une attention particulière : si elle n'est pas écrite au contrat, elle n'existe pas. Sa durée dépend du nombre de jours d'accueil par semaine, et elle englobe la période d'adaptation.

Modifier le contrat : l'avenant

Un contrat n'est pas figé. Les horaires changent, un parent passe à quatre jours, le taux horaire est revalorisé. Toute modification d'un élément essentiel se formalise par un avenant écrit et signé des deux parties.

L'avenant ne s'impose pas : il se propose et s'accepte. Une modification appliquée unilatéralement, même de bonne foi et même annoncée à l'avance, reste une modification non consentie. C'est un point que beaucoup de parents employeurs découvrent tard.

Enfin, le contrat prépare aussi sa propre fin. Ce qui y aura été écrit sur le préavis et les modalités de rupture déterminera le déroulé de la fin de contrat, le jour où elle arrivera.

Questions fréquentes

Le contrat doit-il obligatoirement être écrit ?

Oui. Le contrat de travail de l'assistante maternelle est écrit, et la liste des mentions qu'il doit comporter est fixée par l'article D. 423-5 du code de l'action sociale et des familles ainsi que par la convention collective.

Existe-t-il un modèle officiel ?

Oui. Pajemploi propose des modèles de contrat en CDI et en CDD, et un modèle figure également en annexe de la convention collective. Partir de ces modèles évite les oublis de mentions obligatoires.

Peut-on modifier les horaires sans l'accord de l'assistante maternelle ?

Non. Toute modification d'un élément essentiel du contrat, dont les horaires et la rémunération, suppose un avenant écrit et signé des deux parties. Un changement appliqué unilatéralement n'engage pas la salariée.

Que se passe-t-il si une mention obligatoire manque ?

Le contrat n'est pas annulé pour autant, mais l'employeur perd le bénéfice de ce qui n'a pas été écrit. Une période d'essai non mentionnée ne s'applique pas, et des fériés travaillés non listés se discutent au cas par cas.

Sources officielles

À lire aussi

Gérez tout ça sans y penser

Contrat, mensualisation, déclarations Pajemploi, journal quotidien partagé avec les parents : TiMat s'occupe du calcul et de la paperasse.

Essayer gratuitement