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Enfant malade : les règles d'éviction et les idées reçues

Onze maladies seulement imposent une éviction. La bronchiolite, la varicelle, la conjonctivite et la gastro ordinaire n'en font pas partie — et l'ordonnance d'antibiotiques n'est pas le laissez-passer qu'on croit.

Mis à jour le 18 août 2026 3 min de lecture
Onze maladies seulement imposent une éviction de la collectivité

Les onze maladies à éviction

Le guide du ministère de la Santé consacré aux collectivités de jeunes enfants dresse une liste courte et ferme. Seules onze pathologies entraînent une éviction :

C'est tout. Et la décision d'éviction comme celle du retour se prennent sur avis médical, pas sur l'impression de l'un ou de l'autre.

Ce qui n'est pas à éviction, contrairement à ce qu'on croit

La bronchiolite n'est pas une maladie à éviction. Une députée a demandé en 2023 qu'elle soit ajoutée à la liste ; le ministère a répondu que les mesures d'hygiène habituelles suffisent. La varicelle non plus, ni la conjonctivite, ni le syndrome pieds-mains-bouche, ni l'otite, ni la roséole, ni la grippe, ni la rhinopharyngite, ni la grande majorité des gastro-entérites — qui sont virales dans huit cas sur dix.

Cela ne veut pas dire qu'un enfant très malade doit venir. Le principe posé par le Haut Conseil de la santé publique est différent : la fréquentation à la phase aiguë n'est pas souhaitable, même quand le germe ne justifie pas d'éviction. Fièvre importante, vomissements, fatigue marquée, gêne respiratoire : l'enfant est mieux chez lui, par confort et non par règle. La nuance change tout dans une conversation avec des parents.

Ce qui vaut vraiment chez une assistante maternelle

Un point mérite d'être dit clairement : cette liste a été écrite pour les collectivités, crèches et écoles. L'accueil au domicile d'une assistante maternelle n'en relève pas au sens réglementaire. Ce qui s'applique, c'est le contrat de travail.

D'où le conseil le plus utile : plutôt que d'improviser au premier nez qui coule, faites référence à ce cadre médical dans le contrat. Précisez que l'accueil est suspendu pour les maladies à éviction sur avis médical, et que pour les autres, la décision se prend au cas par cas selon l'état de l'enfant. Écrire la règle à froid évite de la négocier à sept heures du matin avec un parent qui doit partir travailler.

Rappelez-vous enfin que l'absence de l'enfant ne change rien au salaire mensualisé : il reste dû. Seules deux exceptions permettent de déduire, détaillées dans notre article sur la mensualisation. Les indemnités d'entretien et de repas, elles, ne sont pas dues les jours d'absence.

Questions fréquentes

Peut-on refuser un enfant qui a la bronchiolite ?

La bronchiolite ne figure pas parmi les maladies à éviction : les mesures d'hygiène habituelles suffisent selon le ministère de la Santé. En revanche, un enfant en phase aiguë, avec une gêne respiratoire marquée, est mieux chez lui. C'est une décision au cas par cas, à prévoir au contrat.

La varicelle impose-t-elle une éviction ?

Non, elle ne figure pas sur la liste réglementaire. Des précautions restent recommandées, notamment en présence d'une femme enceinte non immunisée. Le retour se juge sur l'état de l'enfant.

Faut-il une ordonnance d'antibiotiques pour revenir ?

Presque jamais. Le Haut Conseil de la santé publique rappelle que le retour en collectivité ne dépend qu'exceptionnellement d'un traitement antibiotique, la plupart des infections de l'enfant étant virales.

Le salaire est-il dû quand l'enfant est malade ?

Oui, le salaire mensualisé reste dû. Deux exceptions permettent de déduire : les courtes absences justifiées par un certificat médical, dans la limite de 5 jours par année d'accueil, et une absence de 14 jours consécutifs. Les indemnités d'entretien et de repas, en revanche, ne sont pas dues.

Sources officielles

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