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Se marier, perdre un proche : les jours qu'on oublie de demander

Ces congés ne se demandent pas comme une faveur : ils sont dus, sans condition d'ancienneté, sans perte de salaire, et l'employeur ne peut pas les refuser. Avec plusieurs familles, ils se prennent auprès de chacune.

Publié le 5 octobre 2026 2 min de lecture
Sans ancienneté, sans perte de salaire, et l'employeur ne peut pas les refuser

Ce ne sont pas des faveurs

C'est le point de départ, et il change la conversation. Les congés pour événements familiaux sont dus sans aucune condition d'ancienneté : même avec un contrat signé la semaine dernière. Ils n'entraînent aucune baisse de salaire, et l'employeur ne peut pas les refuser.

Ils ne se déduisent pas non plus de vos congés payés : ce sont des jours en plus, pris au moment de l'événement.

Ce que prévoit la convention

Pour votre mariage ou la conclusion de votre PACS, quatre jours au minimum. Pour la naissance ou l'adoption d'un enfant, trois jours ouvrables, à prendre dans les quinze jours qui entourent l'événement — pas forcément le jour même.

Des jours sont également prévus pour le décès d'un enfant, du conjoint ou de la personne liée par un PACS, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d'un frère ou d'une sœur. Le nombre varie selon le lien : la convention et le code du travail fixent chacun un plancher, et c'est le plus favorable qui s'applique. Les deux textes sont en lien plus bas — vérifiez votre cas précis plutôt que de vous fier à un chiffre entendu.

Avec plusieurs familles, c'est auprès de chacune

Chaque parent employeur est un employeur à part entière, et chaque contrat vit sa vie. Le congé se prend donc sur chacun : les jours d'absence sont payés par chaque famille pour les heures que vous auriez travaillées chez elle. Ce n'est pas un cumul — vous ne vous absentez qu'une fois — mais chacune doit être prévenue, et chacune maintient votre salaire pour sa part.

C'est ce point qui se perd le plus souvent. On prévient tout le monde par message, on s'absente, et on retrouve à la fin du mois un salaire amputé chez deux familles sur trois parce que personne n'a fait le lien avec un congé dû.

Ce que vous faites

  1. Prévenez par écrit, même brièvement, en nommant les choses : « congé pour événement familial », la date et le motif. Un message qui dit seulement « je ne serai pas là jeudi » se traite comme une absence.
  2. Joignez le justificatif — acte, livret de famille, certificat — à chaque famille, pas seulement à celle qui le demande.
  3. Vérifiez le bulletin du mois suivant chez chacune : le salaire doit être inchangé. Une retenue signifie que l'absence a été traitée comme ordinaire, et cela se corrige.

Questions fréquentes

Faut-il de l'ancienneté pour y avoir droit ?

Non, aucune. Ces congés sont dus quelle que soit la date de signature du contrat, et sans condition d'ancienneté.

Sont-ils déduits de mes congés payés ?

Non. Ce sont des jours en plus, payés sans réduction de salaire. Vos congés payés annuels ne sont pas entamés.

J'accueille trois enfants. Ai-je droit aux jours trois fois ?

Vous ne vous absentez qu'une fois, mais chaque employeur maintient votre salaire pour les heures que vous auriez faites chez lui. Il faut donc prévenir chacun séparément et joindre un justificatif à chacun.

Un parent peut-il refuser ?

Non. Ces congés ne sont pas soumis à son accord : ils sont dus. Ce qui se discute, c'est l'organisation autour, pas le droit lui-même.

Sources officielles

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