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Congé maternité : le calcul se fait sur trois mois, et ça change tout

Vos indemnités de congé maternité se calculent sur vos trois derniers salaires, tous employeurs confondus. Un contrat qui s'arrête juste avant les fait donc baisser pour toute la durée du congé — et personne ne le dit à l'avance.

Publié le 4 octobre 2026 2 min de lecture
Trois mois de salaires fixent l'indemnité de tout le congé. Un contrat perdu avant pèse longtemps

La formule, en clair

Pendant le congé maternité, c'est l'Assurance maladie qui verse des indemnités journalières, tous les quatorze jours. Le calcul part de vos trois derniers salaires bruts avant l'arrêt : la CPAM les additionne, divise par 91,25, puis retire un abattement forfaitaire de 21 %. Le résultat est votre indemnité par jour.

Deux bornes encadrent ce montant. En 2026, l'indemnité ne peut être inférieure à 11,12 € par jour ni supérieure à 104,02 €. Et le salaire pris en compte est lui-même plafonné au plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 005 € par mois.

Pourquoi la date de début pèse autant

C'est la conséquence que personne n'annonce. Si un contrat s'arrête dans les trois mois qui précèdent le congé, les salaires de cette période sont plus bas — et l'indemnité calculée dessus l'est aussi, pour toute la durée du congé. Un mois creux au mauvais moment coûte plusieurs mois d'indemnités.

L'inverse est vrai aussi : une période chargée juste avant relève la base. Ce n'est pas une raison pour se surcharger enceinte, mais c'est une raison de ne pas laisser partir un contrat sans y penser à ce moment-là.

La durée

Le congé maternité dure seize semaines pour un premier ou un deuxième enfant, réparties avant et après l'accouchement. Il est plus long à partir du troisième enfant et en cas de naissance multiple — les durées exactes figurent sur le site de l'Assurance maladie, et il vaut mieux les vérifier dans votre cas que se fier à ce qu'a eu une collègue.

Ce que vous faites

  1. Additionnez vos trois derniers bulletins, toutes familles confondues, divisez par 91,25 et retirez 21 %. Vous avez votre indemnité journalière approximative, avant même d'écrire à la CPAM.
  2. Si le montant vous surprend, reprenez les trois mois : un contrat terminé, un mois d'absence non rémunérée ou une régularisation expliquent presque toujours l'écart.
  3. Prévenez chaque parent employeur séparément, par écrit : chaque contrat est indépendant, et c'est aussi ce qui déclenche votre protection contre le retrait de l'enfant.
  4. Gardez vos bulletins de ces trois mois à part : ce sont eux qu'on vous redemandera si le calcul de la CPAM ne correspond pas.

Questions fréquentes

Mes indemnités tiennent-elles compte de tous mes contrats ?

Oui. La CPAM additionne les salaires bruts déclarés pour vous sur les trois derniers mois, toutes familles confondues. Elle ne calcule pas une indemnité par contrat.

Un contrat qui s'arrête avant mon congé fait-il baisser mes indemnités ?

S'il s'arrête dans les trois mois qui précèdent l'arrêt, oui : la base de calcul est plus basse, et l'indemnité qui en découle vaut pour toute la durée du congé.

Y a-t-il un montant minimum ?

Oui. En 2026, l'indemnité journalière ne peut pas être inférieure à 11,12 € ni supérieure à 104,02 €. Le salaire servant au calcul est par ailleurs plafonné au plafond mensuel de la Sécurité sociale, 4 005 € en 2026.

À quel rythme les indemnités sont-elles versées ?

Tous les quatorze jours. Ce n'est donc pas un versement mensuel : le premier arrive après le début effectif du congé, et il faut en tenir compte dans sa trésorerie.

Sources officielles

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