Il y a deux planchers, pas un
Le premier est légal : le salaire ne peut pas descendre sous une fraction du SMIC horaire, par enfant et par heure. Le second est conventionnel, fixé par la convention collective des particuliers employeurs. Depuis le 1er juin 2026, le conventionnel est de 4,20 € brut de l'heure et par enfant — 4,37 € avec le titre professionnel de branche — et il est plus élevé que le légal.
C'est donc le conventionnel qui s'applique. Et c'est pourquoi une hausse du SMIC ne change rien tant qu'elle ne fait pas passer le plancher légal au-dessus du conventionnel.
Trois situations, trois réponses
- Votre taux est passé sous le nouveau plancher. Il doit être relevé, sans discussion possible : un salaire sous le minimum conventionnel est irrégulier, même si les deux parties l'avaient signé. L'avenant constate la mise à niveau.
- Votre taux est juste au-dessus. Rien n'est dû, mais l'écart que vous aviez négocié vient de fondre. C'est le moment de le dire, pas six mois plus tard.
- Votre taux est nettement au-dessus. Rien ne change, et aucun avenant n'est nécessaire. Une augmentation reste possible : elle se demande, elle ne se déclenche pas.
Ce qu'un avenant doit dire
Le nouveau taux horaire brut, la date d'effet, le nouveau salaire mensualisé qui en découle, et les deux signatures. Le reste du contrat continue : on ne refait pas un contrat pour changer un chiffre, sous peine de rompre le premier et de perdre l'ancienneté.
Ce que vous faites
- À chaque revalorisation, comparez votre taux horaire BRUT au nouveau plancher. Un taux net ne se compare à rien : le minimum est exprimé en brut.
- S'il est en dessous, écrivez aux parents en citant le montant et sa date d'entrée en vigueur, et proposez l'avenant.
- Vérifiez aussi l'indemnité d'entretien : elle suit le minimum garanti, qui est revalorisé en même temps et se calcule autrement.
