Ce que dit la règle
Les assistantes maternelles employées par des particuliers relèvent d'un statut particulier : seules certaines dispositions du code du travail leur sont rendues applicables, et le code de l'action sociale et des familles en dresse la liste. Les articles qui organisent la journée de solidarité n'y figurent pas. Elle ne s'applique donc pas.
Alors, le lundi de Pentecôte ?
C'est un jour férié ordinaire, traité comme les autres. Il n'est pas obligatoirement chômé — seul le 1er mai l'est — et ce que vous faites ce jour-là dépend de ce que dit votre contrat. S'il est travaillé, il est payé ; s'il est chômé et qu'il tombe un jour habituel d'accueil, le salaire mensualisé ne baisse pas pour autant.
Ce que vous faites
- Relisez ce que votre contrat prévoit pour les jours fériés : c'est lui qui tranche, pas la coutume de l'année dernière.
- Si un employeur vous demande de travailler ce jour-là sans rémunération au titre de la solidarité, répondez par écrit : la journée de solidarité ne concerne pas votre statut.
- En cas de doute, demandez à votre PMI ou à votre syndicat de branche : la question revient tous les ans, ils ont la réponse écrite.
